vendredi 27 juillet 2018

Comment je me suis débarrassée de mon acné


Tout à commencé il y a 3 ans ½, mon acné est arrivée sans crier gare, sans raisons apparentes au début de ma trentaine. J’ai rapidement consulté un dermatologue en France puisque je me mariais quelques mois plus tard… Mauvais timing ! J’ai alors pris un puis deux puis trois antibiotiques différents en l’espace d’un an (et me suis mariée avec une peau catastrophique). Soit le traitement était inefficace, soit il était efficace mais mon acné revenait à la seconde où je l’arrêtais. Puis j’ai déménagé à Los Angeles et ai beaucoup misé sur les traitements américains. Mais là rebelotte, antibiotique #1, #2, #3, #4. J’ai pris le #4 pendant presque un an… Un an !!! Celui-ci était parfaitement efficace et ma peau a été transformée. Sauf qu’à un moment j’ai senti que mon corps saturait de cette prise quotidienne. J’ai tout arrêté et en à peine 15 jours mon acné était de retour, c’était même pire que jamais. C’est à ce moment que j’ai commencé à complexer, certain jour j'évitais de croiser qui ce soit tellement c’était terrible. Mes proches me faisaient des remarques et essayaient de trouver des causes ou des remèdes, c’était très pénible. J’ai arrêté certains aliments, changé mes produits de soin, j’ai tout essayé. Lorsque je parlais avec quelqu’un, je gardais une distance afin que mon interlocuteur soit suffisamment loin pour ne pas distinguer mes problèmes de peau (illusoire !). Je me sentais vaincue. Après plusieurs mois dans cet état j’ai sérieusement envisagé de commencer Accutane (le Roaccutane américain).

J’ai d’abord changé de dermatologue. Après un premier entretien pendant lequel je lui raconte toute mon histoire, il me présente plusieurs solutions, je me sens enfin entre de bonnes mains même si mes espoirs restent minces. À ce stade, ma peau présente de l’acné inflammatoire et kystique. En toile de fond elle est toute granuleuse, j’ai un bouton par millimètre carré. Le médecin me fait immédiatement un peeling à l’azote ainsi que des injections d’anti-inflammatoire dans les imperfections les plus importantes. Le peeling a eu un effet incroyable sur ma peau, je n’ai plus tous ces  petits boutons qui lui donnait cet aspect granuleux (qui à ce jour n’est jamais revenu). Je suis repartie avec une nouvelle prescription d’antibiotiques “au cas ou” que j’ai pris l’espace de quelques semaines sans résultat. 

Un mois plus tard, 2eme visite chez mon dermatologue. On se rend à l’évidence, une fois de plus le traitement antibiotique ne fonctionne pas et même si ma peau se porte mieux après le peeling, je reste criblée de boutons. Nous parlons d’Accutane, il m’explique la lourdeur du protocole et me remet le contrat (oui, c’est du sérieux !). Il me propose quand même un traitement alternatif, celui qu’il recommande lorsque rien ne fonctionne et avant de tenter cette étape ultime d’Accutane. Le traitement dont aucun dermatologue ne m’avait parlé jusqu’à ce jour. 

Il s’agit de Spironolactone (le générique d’Aldactone). Un comprimé de 25mg pendant 3 jours, le temps que mon organisme s’y habitue puis 2 comprimés par jour ensuite. J’accepte sans conviction aucune. Mon dermato s’assure que je n’ai pas de problèmes de rein graves (c’est un puissant diurétique) et me donne ma prescription. Je prends le premier comprimé le jour même et poursuis ce traitement pendant 4 mois. 

Spironolactone n’est, en premier lieu  pas un médicament dédié au traitement de l’acné. Il est formulé pour soigner l’hypertension et les problèmes cardio-vasculaires. Cependant en dose minime, il a pour effet secondaire de traiter l’acné en bloquant la production d’androgène (hormone masculine responsable de la production de sébum). Vous l’aurez compris, il ne peut donc pas être prescrit aux hommes. 

Niveau efficacité et contrairement aux antibiotiques (enfin ceux qui ont fonctionné sur moi) les effets sont plus lents et j’ai commencé à voir l’état de ma peau s’améliorer après un mois (contre une semaine avec les antibio). Ça a été aussi moins radical, pendant le traitement il m’arrivait encore d’avoir des boutons de temps en temps. Bref, je n’ai jamais été convaincue pendant les 4 mois de traitement. Même si ma peau était globalement plus belle elle était loin d’être parfaite, ceci dit, je pouvais parler sans laisser 2 mètres de distance entre mon interlocuteur et moi. 

Le miracle s’est produit lorsque j’ai arrêté le traitement. Je pensais, comme d’habitude, voir mon acné rappliquer au galop. Mais non, depuis que j’ai arrêté Spironolactone il y a 6 mois ma peau n’a jamais été si belle. Il m’arrive encore d’avoir quelques petites imperfections mais c’est tellement rare que je considère que le traitement est une réussite. 

J’espère que mon témoignage aidera celles qui ont l’impression de ne pas s’en sortir côté problèmes de peau. N’hésitez à parler de Spironolactone à votre dermatologue, c’est apparemment un traitement peu proposé et pourtant tellement moins violent que Roaccutane. 

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