dimanche 16 avril 2017

Mon expatriation à Los Angeles - Bilan à 1 an


Vous me questionnez souvent sur mon expatriation, comment je la vis, si mes proches et la France me manquent, si je m’adapte bien à ma nouvelle vie et mon nouveau pays… À 1 an (ou plutôt à 16 mois puisque je suis arrivée en décembre 2015), voici mon bilan.

D’abord il faut bien comprendre qu’une expatriation se prépare, on ne quitte pas son pays du jour au lendemain sur un coup de tête (enfin si, on peut, mais j’imagine que c’est avec le risque de bien vite le regretter !). J’avais donc beaucoup travaillé mon départ en amont, que cela soit concrètement, avec toute l’organisation administrative que cela implique mais aussi psychologiquement. Partir m’a demandé l’effort de quitter ma famille (de laquelle je suis très proche), mes amis, mon appartement de rêve dont j’étais a-mou-reuse, un travail et des collègues que j’adorais, bref beaucoup de changements ! Mais j’étais (plus que) PRÊTE. Je savais que même si j’étais loin, ma famille et mes amis seraient là pour moi, pour me soutenir, qu’ils resteraient fidèles et c’est finalement bien ce qu’il se passe. Pour tout vous dire, je me sens en permanence connectée avec la France, sans cette impression que je suis à 9000 km. Je pense que l’expatriation a mon âge est particulière puisque j’ai vraiment eu le temps de vivre des  choses avec chacun, les relations sont donc fortes et fiables si bien que je ne me sens jamais seule. La plupart des mes amis ici ressent une grande solitude (au moins dans les premiers les temps), ça n’a jamais été le cas pour moi, jamais de coups de cafard ou de crises de larmes, jamais ! Je suis quelqu’un qui n’aime pas le changement mais qui pour autant s’y habitue très bien. De plus je n’ai pas à vivre la pire expatriation qui existe, Los Angeles est la plus belle ville qu’il m’ait été donné de voir et de ma vie je n’ai connu d’endroit aussi paradisiaque que celui-ci. Outre le soleil et le ciel bleu 350 jours par an, je m’émerveille tous les jours des palmiers qui m’entourent et donnent ce cachet si particulier à la ville. C’est bien simple, j’ai l’impression d’être en vacances toute l’année et pour cela j’estime ne pas avoir le droit de me plaindre.


Los Angeles c’est les palmiers bien sur mais également une richesse culturelle incroyable souvent écrasée par les paillettes et le star system. Mais moi je l’aime ce star system, LA c’est Hollywood et le centre du monde cinématographique, d’ailleurs j'adore me dire que c’est ici, là où j’habite, que tout se passe, que (presque) toutes les séries ou les films que j’aime, que je regarde y sont tournés, que je ne suis jamais à l’abri de croiser mon acteur préféré au détour d’une balade à Beverly Hills ou Santa Monica puisqu’ils vivent tous ici…


Pour ce qui est du concret et du quotidien j’ai vécu un an à LA même (vers Century City et Westwood, pas loin de Beverly Hills, pour ceux  qui connaissent) puis nous avons déménagé pour Marina del Rey, à 5 minutes de l’océan en décembre dernier. Je revis depuis que nous sommes ici, notre ancien quartier n’était pas très animé, c’est maintenant tout le contraire. La localisation nous fait aussi profiter d’une luminosité incroyable et d’un micro climat qui nous fait facilement gagner (ou plutôt perdre !) 10 degrés par rapport à LA, ce qui n’est pas un luxe et souvent appréciable.


Ce déménagement a aussi été l’occasion d’un changement d’école pour Madeleine qui est entrée en 1st Grade (CP) cette année. Une année pleine de combats au niveau scolaire... Le passage d’une école française à une école américaine à été assez tumultueux mais je pense que je vous en reparlerai dans un autre post puisque je reçois beaucoup de questions sur la scolarisation aux États Unis.


Vous me demandez souvent ce que je “fais” depuis que je vis à LA… Je ne travaille pas, mon visa ne m’y autorise pas… En fait je n’ai pas le droit de “prendre” le travail d’un américain, je peux simplement jouir de celui qui me permet d’être sur le territoire. L’immigration est très très très sévère, nous sommes actuellement au début des démarches de demande de notre Green Card et j’imagine pouvoir travailler dans un futur assez proche. Cet aspect de la vie m’ennuie un peu, je ne crois pas que l’on puisse être intégré à un pays sans participer concrètement à son économie. Je ne travaille plus depuis un an et demi et je me sens déjà déconnectée de la réalité (vous savez comme ces mères au foyer complètement à côté de la plaque qui ne savent parler que des enfants et des petits tracas insignifiants du quotidien…). Ne pas travailler vous fait vivre dans une bulle qui n’est pas forcément épanouissante à long terme ni celle dans laquelle j’ai envie d’être. C’est finalement la seule ombre à ce tableau idyllique, je ne pourrais pas être entièrement satisfaite et me sentir fière de moi sans exercer d’activité professionnelle.


Ceci dit je ne m’ennuie pas une seule seconde (parce que c’est la question que beaucoup me posent et qui m’agace au plus haut point). Alors oui, on peut ne pas travailler et pour autant ne pas s’ennuyer, j’ai d’ailleurs souvent à me justifier sur mon emploi du temps pour être crédible sur ce point (pénible !!!). Je me suis remise à lire, à regarder des films, des séries et à sortir (Los Angeles est tellement riche d’opportunités anti-ennuie, c’est dingue !), je passe aussi un nombre incalculable d’heures dans les transports, coincée dans le trafic, aaah la vie américaine… comme je t’aime !!! Et surtout j’ai repris le temps de vivre et ça, ça n’a pas de prix…


Niveau relationnel je suis quelqu’un de très ouvert et beaucoup tourné vers les autres ce qui a grandement facilité les contacts et les amitiés. Je suis d’ailleurs très heureuse et fière du petit réseau d’ami(e)s que j’ai su me constituer ici. Des personnes de tous horizons qui m’apportent et m’enrichissent énormément.
Vous l’aurez compris, pour le moment je suis très heureuse de mon expérience américaine, je profite chaque de jour en prenant pleinement conscience de la chance que j’ai de vivre ici. Si cette grande aventure venait à prendre fin, j’en garderais un souvenir complètement fou et la certitude d’appartenir à tout jamais à cette grande famille qui est celle des expatriés.

Si vous souhaitez que j’aborde d’autres sujets ou que j’approfondisse certains aspects de la vie américaine, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, je sais que le sujet vous intéresse particulièrement et je serais ravie de répondre à vos interrogations !

5 commentaires:

  1. Oh je ne savais pas que tu vivais à Century City ! C'est la ou j'habite !

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    1. Oui, nous vivions juste à côté du lycée français (pas la partie la plus fun du coin mais pratique d'être à 5min de l'école ! ) tu es de quel côté toi ?

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    2. Juste derrière le lycée français, Kerwood/Olympic ;)

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  2. On s'est sûrement croisées, j'étais sur Fox Hills :)

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    1. Ah oui en effet on était vraiment voisines ! Je vais souvent me balader dans le quartier en plus, j'aime bien prendre Fox Hills longer les studios et voir la maison de Modern Family !

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